Et nous voici sur la partie dédiée à la procrastination.

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Il y a désormais quelques années, j’avais traduit de l’anglais un livre sur la procrastination de Steven Pressfield (The War Of Art).

J’avais organisé tout par moi-même : les droits d’auteur, les droits pour les pays francophones, la traduction, la mise en page, l’édition, la distribution et la commercialisation.

Superbe aventure personnelle née après la lecture de ce livre en anglais, par ailleurs livre très très intéressant.

Je m’étais posé la question : existe-t-il en français ?

De fil en aiguille après avoir contacté avec succès l’auteur, tout s’était mis en place naturellement : les premiers contacts, les premiers retours de la maison d’édition new yorkaise, la possibilité de voir une idée se transformer en projet puis en livre papier.

La volonté d’aller de A à Z tout seul, en comptant seulement sur mes forces et ma volonté de gérer la totalité du projet pour donner corps à une idée d’un jour.

Aucun rêve de devenir un écrivain ou de gagner de l’argent : seulement l’idée de voir si, concrètement, j’étais capable d’aller au fond et à fond sur le chemin qui mène de l’idée à la réalité.

Je n’étais pas auteur, ni traducteur professionnel mais j’étais animé d’une volonté sans faille pour me dire que je pouvais, si je voulais, ne pas m’arrêter à la constatation que j’avais une bonne idée mais que cette idée n’aurait jamais pu se transformer en quelque chose de concret.

Lancement du site internet, mise à disposition des versions numériques sur Amazon et d’autres sites de vente en ligne, publication d’extraits sur des sites « culturels ». Interviews avec des chanteurs, des photographes, des artistes divers pour parler des stratégies de dépassement de cette envie de tout repousser à demain.

Des contacts incroyables avec des personnes incroyables.

Les premiers retours des lecteurs ont été passionnants et, parfois, malheureusement, cassants.

J’ai eu l’occasion d’échanger avec des personnes passionnées qui m’ont posé un tas de questions sur le processus d’édition, sur l’autoédition, sur les rapports avec les médias bref, sur la facilité ou la difficulté à se prendre en main, à avancer tout seul, à vaincre cette procrastination latente qui guette chacune de nos actions.

J’ai eu des contacts par mail, par téléphone, en personne. Un bon nombre de lecteurs ne parlaient pas anglais et ma traduction a été leur seul moyen d’apprivoiser ce livre, édité par ailleurs dans tout le monde (c’est ce qu’on appelle un best-seller).

Hélas, un certain nombre de trolls cachés derrière leur pseudo ont fini par achever, à la longue, ma patience avec des commentaires inutilement blessants et durs : l’anonymat donne un pouvoir insoupçonné à des gens médiocres, à des vers de terre qui font semblant d’avoir des ailes et qui ne vivent que pour casser leur prochain, des gens sans doute gênées par leur ignorance et leur manque d’intelligence. 

Les premiers insultes d’anonymes sur votre page d’administrateur vous laissent pantois, vous vous dites « Ce n’est pas possible, le mec y va lourdement, il vous insulte avec une haine qui frôle l’impensable. Je ne le connais même pas. Tout ça en plus parce qu’il ne sait même pas lire ce que j’ai écrit ».

Au bout de quelques mails on arrive à relativiser, mais les premiers vous marquent.

Récemment, via mon site de photo, un lecteur m’a contacté pour savoir si j’étais bien le Giorgio auteur de la traduction du fameux livre. Livre qui n’arrive plus à trouver. Forcément, c’est moi qui a bloqué la commercialisation.

Il avait envie de parler procrastination.

La procrastination semble être un sujet toujours d’actualité, alors, à la demande de certains, j’ai décidé de partager quelques-unes des réflexions qui m’ont permis d’avancer sur ce terrain miné.